NTIC : infrastructures insuffisantes et règlementations vacantes, déplore le Goticom

Le 3 octobre 2012
NTIC : infrastructures insuffisantes et règlementations vacantes, déplore le Goticom

Le secteur des NTIC souffre en Afrique comme à Madagascar du manque d'infrastructures ainsi que du manque de textes légaux qui permettraient de développer et de sécuriser les diverses opportunités présentes.

Trois jours dédiés aux NTIC

Le salon it-B a fermé ces portes le 21 septembre dernier après trois jours consacrés aux technologies de l'information et de la communication. À l'initiative d'Event, l'évènement a permis de rassembler à l'hôtel Carlton à Anosy les professionnels du secteur avec 19 stands présents et quelque 70 rendez-vous d'affaires organisés. Outre la présence d'opérateurs locaux, le salon a également accueilli des participants des îles voisines : la Réunion et Maurice. La mise en place d'une offre commune en direction du marché européen a été à cette occasion envisagée. Autre point fort de cette édition 2012 du it-B, fut la tenue d'une conférence animée par Gil Razafintsalama, représentant le Goticom, entité regroupant les opérateurs de la filière NTIC à madagascar. La question de l’amélioration des infrastructures en télécommunications sur le continent africain ainsi que dans la zone Océan Indien a été alors abordée.

Règlementations sur les NTIC en latence

Pour Gil Razafintsalama, les infrastructures du secteur des télécommunications sont inégalement réparties en Afrique, avec un certain avantage en faveur de la partie ouest, en comparaison avec les régions orientales du continent. Concernant la Grande Ile, de nouveaux programmes d'installation de technologies optiques sont prévus. Ils pourraient renforcer les capacités des réseaux locaux, affirme encore l'intervenant. Si les infrastructures se sont nettement améliorées de 2005 à 2010, le Goticom regrette toutefois le manque actuel de politique cohérente sur le secteur. L'absence de stratégie et de cadre général régissant l'univers des NTIC se manifeste notamment par le flou législatif sur les questions de la réglementation et de la sécurisation. Les opérateurs déplorent entre autres l'insécurité des systèmes de paiement actuel qui limite le développement du commerce électronique et la lenteur de la mise en vigueur du décret d'application en ce qui concerne la mise en place de l'Artec, successeur de l'OMERT.

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